Le Chien, Et L’homme

Au commencement, Dieu créa l’Homme, et le voyant si faible, il lui donna le Chien a dit Alphonse Toussenel....

La plupart des chercheurs croient...

Qu’hommes et chiens vivant de chasse se retrouvaient sur les mêmes pistes et territoires. Des chiots adoptés par des hommes se sont habitués à la présence des humains, tout en manifestant leurs qualités intrinsèques de pisteurs, de chasseurs, d’éboueurs, de gardiens.

Avec le passage de l’humanité du nomadisme à la sédentarisation, d’autres qualités du chien ont vu le jour.
On attribue généralement aux Romains qui l’ont systématisé tout le mérite de l’élevage canin. Les chiens les plus représentés par les artistes de cette époque sont les chiens courants et les chiens d’attaque, de différents types et gabarits. Tout simplement parce qu’ils répondaient aux besoins de chasse des hauts personnages, les Chefs d’état surtout.

Mais on connaissait aussi les chiens d’arrêt, et bien sûr, les chiens de guerre. L’un d’eux fut même honoré et représenté sur une fresque commémorant la victoire des Athéniens à Marathon, en 490 avant J.C.

Être chien de chasse n’empêchait pas l’intimité avec le maître, déjà, comme de nos jours. Après la chasse, le chien partageait comme simple compagnon tous les instants de sa vie. Le fidèle Argos, chien d’Ulysse qui l’attendit et le reconnu au bout de 20 ans d’absence, a été le premier chien dont l’histoire a retenu le nom !

Le chien assurait la protection des personnes, des biens et des troupeaux. Au début, on prenait un chien polyvalent que l’on dressait pour la garde contre les ours, les loups et les brigands. Ensuite des races plus spécifiques, comme les molosses, les dogues, les matins représentés à Pompéi ont servi à la garde des sanctuaires.

Durant l’Antiquité, des races de compagnie ont été mises au point comme le chien de Malte, dont le rôle consistait à rester à proximité des gens ou à jouer avec les enfants. On les cajolait, on leur offrait des étoffes, du parfum pour les pattes, des mets de luxe. Ils avaient droit à de belles funérailles !
Les petits chiens jouaient également dans les spectacles, réalisant les tours qu’ils avaient appris.

Les chiens errants et sans maison remplissaient les fonctions d’éboueurs, se nourrissant de détritus et nettoyant les cadavres.
Du début du Christianisme au Moyen Age, on associe le chien à la rage et à la peste. On fait également du chien un partenaire de la magie noire : selon la légende, le diable prend l’aspect du chien noir pour participer aux réunions des sorcières.

Au VIIIème siècle, c’est Charlemagne qui, le premier, réunit les chiens en meute pour chasser les loups qui ont envahi le royaume.
Vers 1727, avec l’invasion massive du rat gris, le chien ratier prend la place des chats.
Attendez, ce n’est pas fini !

L’évolution Du Chien

Les savants disent….

Que ce furent les hommes de l’âge de la pierre polie qui songèrent les premiers à soumettre le chien à leur domination, pour s’assurer des compagnons de chasse, des gardiens pour leurs cavernes, des bêtes de trait et aussi des animaux alimentaires. Le chien semble donc avoir été le premier animal élevé pour la boucherie !

Le chien, par suite d’aptitudes particulières, a fourni un nombre considérable de races et de variétés tellement différentes les unes des autres qu’il semble parfois difficile d’admettre qu’elles ont une origine commune, celle du loup.

Entre le pékinois et le St-Bernard par exemple, il y a une énorme différence !
Entre le grand danois et le chihuahua aussi !

Cela prouve, d’abord, que le chien est un animal qui se transforme facilement, ensuite que l’homme s’est appliqué à en modeler la forme, la taille, la couleur, le caractère, les aptitudes spéciales pour répondre, soit à ses besoins, soit à ses goûts poussés pour les expériences….

Ainsi, à mesure que s’éloigne la menace du loup et des grands prédateurs, les bergers choisissent des chiens plus petits que les molosses traditionnels. D’Islande en passant par l’Angleterre, viennent les chiens de berger qui conduisent réellement les troupeaux, au lieu de se contenter de les garder.

Certains molosses sont consacrés aux sports, tant chez les Anglais (bulldog) que chez les Français, et servent aussi bien pour le divertissement des hommes que celui des « grandes dames », c’est ainsi qu’au début du XVIIIème siècle commencent les combats entre chiens et taureaux, ânes, mulets, sangliers, ours ou loups.

Puis on découvre un autre sport, la chasse au gibier d’eau, à laquelle participent des chiens rapporteurs, au pelage laineux : les barbets, ancêtres de nos caniches notamment, et d’un grand nombre de chiens plus ou moins laineux. On les tond pour que l’eau ne les alourdisse pas, c’est le début du toilettage. Le barbet est devenu très rare aujourd’hui.

Quant au chien de travail, bâté ou tractant voiture ou traîneau, c’est en Amérique qu’il voit son apogée car il n’y a pas de chevaux jusqu’en 1680.
Les colons blancs croisent les chiens du Nord avec leurs molosses et leurs bergers, et créent des chiens de garde et de trait puissants.

Au XIXème siècle, avec l’industrialisation et l’urbanisation, le chien perd peu à peu son utilité mais ne disparaît pas pour cela. Il devient très à la mode comme animal de compagnie. Apparaissent alors les centres de toilettage, les expositions canines et les Sociétés Cynologiques consacrées à l’étude du Chien.

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Admin Lapapatte
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