Votre chien aime-t-il son nom ?

Votre chien répond-t-il a son nom

Votre chien aime son nom, Vous en êtes sûrs, puisqu’il arrive dès que vous l’appelez. Eh bien non, cela ne se passe pas tout à fait comme cela.

appeler son chien

Au contraire d’un petit enfant qui fait la sourde oreille et ne revient pas quand vous l’appelez par son nom parce qu’il ne veut pas, votre chiot ne s’identifie pas à son nom, bien incapable d’avoir « une conscience de soi ». A priori, il n’a donc pas de raison de venir, sauf s’il y trouve un agrément.

Il associe simplement le son que vous produisez en le prononçant à un moment agréable de communication avec vous. Vous l’y avez conditionné, tout petit, en le récompensant dès qu’il venait vers vous par des caresses, des câlins, des friandises.

De plus, vous y avez ajouté une gestuelle sympathique, rassurante : comme lui dans l’invitation au jeu vous vous accroupissez, ou baissez le buste en tapotant vos mollets, répétant son nom sur un mode rythmique avec des petits bruits de lèvres, des claquements de langue. Vous vous reconnaissez ? Le visage ouvert, détendu, souriant vous l’appelez et lui il arrive, parce que vous lui plaisez et qu’il s’attend à passer un bon moment.

Bien sûr, vous ne faites pas l’erreur de le rattacher dès qu’il revient pour rentrer à la maison, vous le cajolez, le caressez et le renvoyez jouer cinq minutes, temps nécessaire en plus du temps de la promenade. Il faut le prévoir !

OUI MAIS

Il n’a pas voulu revenir à l’appel de son nom, bien trop occupé à traquer le lézard ou le papillon. Déjà, c’était mal parti car vous le rappelez alors qu’il furète, découvre, est en plein jeu. Stimulé par des choses intéressantes, pourquoi reviendrait-il tout de suite ? Il aurait mieux valu profiter d’un moment plus calme, afin de ne pas vous mettre en position d’échec. Ou alors vous auriez pu aller le rejoindre et fureter à votre tour en l’appelant, comme pour un nouveau jeu. Intéressé, votre chiot serait immédiatement venu vous rejoindre et vous l’auriez félicité chaudement !

Alors que là, au bout du cinquième appel il est toujours là-bas. Vous, souriant au premier comme on vous l’a appris, vous commencez à vous énerver, comme nous tous dans la même situation d’ailleurs. Votre visage et votre gestuelle envoient des signaux contradictoires et menaçants qui inquiètent votre chien, il ne revient pas.

Il est temps de renforcer le rappel de votre chien, cela peut lui sauver la vie. Mais ce n’est plus de la communication, c’est du dressage !

Il doit répondre au premier rappel

Comment procéder :

Dans un endroit calme (pas sur un trottoir surpeuplé) comme le jardin, une clairière, un terrain vague où vous ne serez pas dérangé, vous faites avec votre chiot quelques exercices de rappel, comme il connait déjà. Vous aurez caché sur place des jouets nouveaux et attractifs et vous le laissez folâtrer, découvrir, explorer, s’y intéresser jusqu’à vous oublier, vous son maître bien-aimé !

L’idée, c’est de lui apprendre que dès l’appel de son nom il doit revenir vers vous toute affaire cessante sous peine d’évènement très désagréable pour lui.

Donc vous prenez votre position d’appel favorite, penché ou accroupie, et vous l’appelez par son nom. Trois fois. Pas une de plus. S’il continue à jouer sans s’occuper, vous vous dépliez très calmement et le rejoignez, puis vous l’attrapez par la peau du cou en vous fâchant très fort. Ensuite vous le reposez et vous vous éloignez.

Un peu plus loin vous reprenez votre position d’appel et appelez votre chiot en étant extrêmement souriant. Dès qu’il arrive vous le flattez et le caressez en lui parlant. Il faut qu’il assimile qu’il doit répondre au premier appel sinon il lui arrive des choses très désagréables.

Après quelques séances courtes de ce genre, deux à trois fois par semaine, votre chiot devrait accourir ventre à terre dès le premier appel. Surtout pas de longues séance de deux heures, quinze à vingt minutes suffisent car il lui est impossible de se concentrer longtemps. Par contre, n’hésitez pas à provoquer ces séances jusqu’à sa puberté pour que la notion de rappel soit incrustée dans ses comportements quand il sera très sollicité une fois adulte.

Vous comprenez que c’est à vous d’aller vers votre chien pour le punir s’il ne revient pas, mais en aucun cas vous ne devez le réprimander s’il revient de lui-même vers vous, même au cinquième appel ! Il ne reviendrait plus, ne pouvant interpréter vos signaux contradictoires qui l’inquiètent. Vous savez, sourire grimaçant et appels enjôleurs.

Pour compléter ce dressage

C’est fait, votre chien revient au premier rappel. C’est bien, mais il faut consolider cet apprentissage en l’appliquant dans vos promenades
Vous partez en voiture avec votre chiot pour vous promener dans la nature. Il va certainement adorer ! A quelques mètres de votre voiture vous le détachez et le laissez fureter à son aise, sans le quitter des yeux. Puis vous l’appelez sans aucune raison. Vous le caressez et lui parlez puis le renvoyez folâtrer. Cela plusieurs fois de suite.

Au moment du retour, vous l’appelez et l’attachez ou non avant d’être en vue de votre voiture. Ça fera l’occasion d’une petite marche au pied, et ne donnera pas à votre chien l’impression que rappel = fin de promenade = évènement désagréable.

Vous pouvez entamer ce dressage sans attendre ses sept à huit mois, car votre chiot cherche envers vous la sécurité et l’amour dont il a besoin à son âge. Plus tard, il faudra employer d’autres méthodes de dressage souvent plus compliquées pour arriver au même résultat !

Laisser un commentaire