La Socialisation du chien et son Importance !

Un chien domestique doit être socialisé correctement à l’espèce humaine et à l’espèce canine, c’est pourquoi l’environnement du petit chiot, pendant ses 8 premières semaines au minimum, devra être varié et riche, tant physiquement que socialement.

L’âge légal de vente d’un chiot est de 8 semaines.

Il faut que son éleveur le manipule, lui parle, joue avec lui, et ne le sépare pas de sa mère et de ses frères et sœurs pendant cette période sensible, tout isolement pouvant avoir des conséquences désastreuses : timidité, peur, anxiété, dépression même.

L’insuffisance de contacts avec l’homme conduit le petit chiot à craindre l’espèce humaine. Il ne sait pas communiquer avec lui, il l’évite, il en a peur. Il peut développer des phobies envers certains types d’entre eux, comme les bébés qui pleurent, les enfants qui s’agitent et crient par exemple. Cette perturbation de la socialisation à ce moment-là évolue vers de l’anxiété, de la peur, et il sera difficile à éduquer. Par contre, il ne craindra pas les autres chiens et se conduira avec eux en respectant leurs règles.

S’il n’a pas de contact avec d’autres chiens, qu’il est orphelin ou séparé de sa nichée et élevé par une personne, le petit chiot développera un attachement exclusif à l’homme ou à la femme, avec ce genre de conséquences :

  • aucun intérêt envers les autres chiens,
  • pas de réaction devant son reflet dans le miroir,
  • Il n’engage pas de jeu d’activité en groupe,
  • ne sait pas comment communiquer avec eux,

A l’approche d’autres chiens il peut fuir, ou engager le combat sans préavis. Il ne sait pas résoudre les conflits en se soumettant ou en menaçant dans les règles. Il est en danger, et dangereux !

Pendant les 8 semaines qu’il passe chez son éleveur, le chiot est dans une phase vitale de son existence, la socialisation. Il découvre la vie, forge son caractère grâce aux stimuli du monde extérieur ; s’il est élevé dans une cave – ça arrive ! – il est privé de ces découvertes, pas ou mal socialisé et développera des troubles comportementaux difficiles à corriger.

Les manques avant 2 mois entrainent une extrême sensibilité à l’environnement, de la peur aussi, source de réactions de défense. Un chien qui a peur peut paniquer, il ne se contrôle plus. Submergé par ses émotions, il ne vous entend plus, il est absent, dans un autre monde. Il se cache, tremble, ou bien se sauve droit devant lui, risquant un accident, ou de se perdre. Ce chien ne supporte pas des situations pourtant normales, il se sent agressé sans raison véritable.

Dans le cas de non-socialisation ou mal-socialisation il vous faudra beaucoup de patience, de douceur, d’autorité, de savoir-faire, vous informer auprès de votre vétérinaire pour un traitement médical peut-être, aller à l’école du chiot , voire vous faire aider d’un comportementaliste, d’un dresseur, pour essayer de récupérer les manques et remettre sur pattes votre chiot.

Si votre chiot est correctement socialisé quand il arrive chez vous, il vous faut continuer ce travail en élargissant progressivement ses expériences pour ne pas risquer qu’il oublie. Emmenez-le en ville, dans vos bras s’il n’a pas reçu son 2e vaccin. Il entendra les bruits de la circulation, les cris des enfants sortant de l’école, des aboiements. Également le marché, un hall de gare, la fête foraine…. C’est nécessaire ! Et le seul moyen d’avoir un chiot sans stress excessif !!!

Le saviez-vous ?

La principale excuse d’abandon d’un chien par son propriétaire dans un refuge, après celle des allergies des enfants et d’un déménagement dans un appartement où les chiens ne sont pas acceptés – totalement illégal – c’est que son chien a été mal ou pas socialisé par son éleveur et du coup ne s’est pas adapté chez lui.

C’est possible, mais il faut savoir que rien n’est acquis définitivement et que le chien apprend toute sa vie. C’est ce qu’on appelle « l’éducation ». Éducation que vous devez donner à votre petit chiot, dès qu’il est chez vous.

Rien n’est garanti d’ailleurs, en bien comme en mal. Vous devrez influencer plus ou moins la partie innée de son caractère et les gènes hérités de ses parents, données incontournables avec lesquelles il vous faudra composer. Par exemple, un chiot extraverti et nerveux n’écoutera pas de la même façon que son copain calme et attentif.

Dans une nichée, chaque chiot a son caractère, et grâce aux jeux de combat chacun se place dans la hiérarchie. A la séparation chaque petit chiot se retrouve seul avec ses acquis, ce sera donc votre rôle de poursuivre son éducation selon son caractère, avec patience, autorité, compréhension et douceur.

Si des erreurs ont été commises pendant sa socialisation vous devrez les redresser pour arriver à rendre votre chiot sociable, équilibré et heureux.

Pour terminer, la socialisation du chiot est indispensable à son équilibre et à l’harmonie de sa relation avec les autres.

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