Découvrez : Un Stimulus, des Stimuli !

C’est quoi au juste ?

Comme stimuli on peut citer : les sons, les odeurs, l’agitation.

habituer son chien au bruit
Dans la plupart des cas, son milieu de développement se situe à la campagne, dans un endroit calme, tranquille, ou en appartement jusqu’à son départ.

On a établi que le niveau de tolérance d’un chiot s’adapte aux stimulations de son milieu de développement à environ 50 dB par exemple. Il faut savoir qu’en ville, les sons variés atteignent facilement plus de 100 dB. Ils représentent toute la gamme des fréquences, des  aigus des cris d’enfants, des freins de voitures, jusqu’au sourd martèlement des marteaux piqueurs.

Si le chiot n’a pas établi un seuil de tolérance adéquat, il va se trouver en présence d’un stimulus qui dépasse légèrement son niveau de tolérance émotionnel. Il risque de manifester de la crainte, il respire plus vite, son cœur s’accélère. Il va tenter de s’éloigner de ce bruit, ou de l’explorer.

Regardez un chiot face à l’aspirateur, objet qu’il ne connait pas encore :

d’abord il recule, l’examine de loin ou se cache, puis si vous le rassurez il s’approche et le flaire, touchant de la patte et du museau cette chose bruyante, surveillant vos réactions. Il va peut-être même l’attaquer votre aspirateur, pour le faire fuir !

Mais si ce stimulus dépasse largement son niveau de tolérance, votre chiot exprimera de la peur, en respirant plus vite, son cœur va s’accélérer, il peut vomir, avoir la diarrhée, uriner peut-être. Il fuira, ou bien s’aplatira au sol, ou agressera par peur.

C’est pourquoi l’âge d’acquisition de votre chiot est très important : à 7/8 semaines, s’il est mis tout de suite au contact de l’agitation urbaine, il apprendra et ajustera son niveau de tolérance aux environs de 100 dB, il ne manifestera pas de phobie particulière au son de la ville.

Par contre, le chiot élevé à la campagne et déplacé à la ville à l’âge de 14 semaines sera inondé de trop de bruits et montrera une peur panique, risquant d’engendrer plus tard des phobies. Il n’y a pas que les décibels, comme stimuli, mais également les odeurs différentes sur un marché par exemple, la foule, l’agitation.

En fait un chiot mis en présence brutalement de l’agitation de la ville, de ses odeurs inconnues, de ses bruits incessants va devoir très vite réajuster son niveau de tolérance face à ces stimuli, d’abord un par un, puis globalement. Va-t-il y arriver ?

Que peut faire l’éleveur à la campagne pour éviter ces risques de phobies ?

Il peut agir de plusieurs façons, surtout dans notre monde moderne.

Dans le meilleur des cas, votre chiot vit dans la maison avec la famille de l’éleveur, il en connait donc tous les bruits : aspirateur, chaîne hifi avec gros amplis, perceuse, marteaux – il y a des chiens qui les craignent toute leur vie – télévision, enfants qui crient et chahutent, etc… Il a l’occasion de s’amuser et jouer dans le jardin avec les autres chiens de la famille.

L’éleveur peut lui fournir des jouets de toutes matières et de toutes formes, qui couinent et le surprennent.

Il existe dans le commerce des CD contenant des bruits de moteurs d’avion, des cris d’enfants, des pleurs de bébés, des motocyclettes pétaradantes, de la musique variée. En diffuser quelques minutes par jour à votre chiot est très suffisant.

En général, les chiots bichons maltais font leur première expérience de la voiture pour aller chez le vétérinaire, à l’occasion de bobos, des vaccins. C’est une promenade-punition pour eux, pas un bon souvenir !

Pour améliorer cette expérience, l’éleveur peut mettre de temps en temps toute la portée de bichons dans une caisse de voyage et la déposer dans un milieu très fréquenté, en ville, pendant une demi-heure par exemple. Bien à l’abri et ensemble, ils entendront et verront du monde, ils s’imprègneront des bruits et odeurs de la vie citadine. Là, c’est une promenade-récompense !

En résumé, le milieu de développement peut être classé suivant ces critères : l’enrichissement ou la privation de stimulations. Un chiot élevé en milieu de privation arrivant en milieu enrichi risque de manifester des phobies, de l’anxiété, et même peut être de la dépression.

Cette inadaptation plus ou moins grave est appelée « syndrome de privation ». Heureusement, des thérapies et des médicaments existent afin de guérir ces troubles. Votre patience et la compréhension de votre toutou feront également des miracles, à plus ou moins long terme !

Le plus simple est d’acquérir votre chiot vers 8 semaines, afin de l’exposer le plus vite possible aux stimuli de la vie urbaine qui sera la sienne … avec vous !

Laisser un commentaire