Comment réussir une bonne cohabitation avec son chien

Cohabitation avec votre chien : Pas si simple !

Notre désir de cohabitation avec un chien qui deviendra un membre de la famille ne donne pas dans la facilité car les humains et les chiens sont deux mondes différents qui se rencontrent !


Nous oublions souvent, dans cette cohabitation souhaitée, que le chien est d’une espèce différente de la nôtre, avec des besoins vitaux à satisfaire et des codes sociaux propres à son espèce. Malgré sa grande adaptabilité et son intelligence, le chien pensera toujours « chien », et réagira selon ses codes. C’est à vous de comprendre ses besoins, ses attentes, ses codes canins, pour harmoniser vos relations avec un minimum de contraintes mutuelles. Il faudra que votre famille organise ses relations avec lui avec cohérence, constance, fiabilité, intelligence et amour !

Savez-vous ce qu’est l’anthropomorphisme ?

C’est une réactivité malvenue de l’homme sur le chien, qui attribue des réactions humaines à un animal.

Ainsi, votre chien n’a pas l’intention de nuire s’il fait pipi sur le tapis du salon ou maltraite vos meubles pendant votre absence ! Il essaie simplement de libérer son stress, son mal être, en déambulant dans cet appartement vide pour vous retrouver. Il n’a aucune conscience d’avoir commis « une faute », ça c’est un sentiment humain, et s’il se cache quand vous rentrez chez vous, c’est parce qu’il a compris immédiatement, grâce à votre expression, vos attitudes, votre voix que vous étiez en colère.

Alors il se fait tout petit pour vous apaiser, voire il se met sur le dos comme devant un de ses congénères.

  1. Si vous lui mettez le nez dans le pipi ou le caca laissé au beau milieu de votre précieux tapis, il se demandera ce que vous voulez : pour un chien, le dépôt d’urine ou de crottes bien en vue est une méthode de communication sociale entre chiens. Pour les hommes, c’est « sale et interdit ». Il y a là incompréhensions et tensions, consécutives à la contrainte physique que vous lui faites subir.
  2. Si, apeuré, il se cache sous un meuble et que vous voulez l’en sortir par la force il se sentira piégé, il grognera sur vous, cherchant un moyen de s’échapper et d’éviter le combat. Comme vous le menacez, il risque de vouloir se défendre. Il est anxieux, tendu, stressé, il veut que ça cesse. Il peut mordre…
  3. Si c’est un chiot qui a fait ses besoins en dehors des endroits faits pour ça le gronder, le malmener ou le fesser ne sert à rien sinon à lui faire peur. Il a déjà oublié, il faut le prendre sur le fait et le déposer gentiment à l’endroit voulu pour qu’il finisse, afin qu’il comprenne la propreté selon les critères humains, pas canins.

Frapper son chien pour le punir est une réaction humaine par rapport à un autre humain, que ce soit avec la main, un journal plié ou un magazine. De toute façon il ne peut relier ce qu’il a fait il y a quelques heures avec la correction qu’il reçoit à votre retour, tape ou fessée. D’ailleurs, les chiens ne se donnent pas la fessée ! C’est une action incompréhensible pour lui.

Au lieu d’un retour agréable pour vous deux, votre compagnon sent immédiatement votre colère, dès l’ouverture de la porte. C’est une forme d’agression contre lui, qui le rend anxieux, qui le stresse car vous n’avez pas utilisé des signaux, des attitudes, des rituels compréhensibles pour lui. Il n’a pu les décoder, il ne vous comprend pas.

Vous le savez, dans la société canine toute une gamme de rituels, de gestuelles élaborés permettent aux chiens de faire passer des messages, de se comprendre, de gérer les conflits au mieux. Le dominé se met volontairement sur le dos devant l’autre, dans la position de soumission, et ne bouge plus. L’autre finit par le laisser se relever et chacun repart à ses affaires, sans rancune.

Là, avec vous, il ne peut comprendre vos signaux ni décoder les moyens d’apaisement. Vous le grondez en l’aplatissant de force sur le sol. Il est contraint physiquement mais n’a pas identifié vos attitudes précédant la correction et il ne les reconnait pas ! C’est dangereux car pour se soustraire à ce qu’il décode comme une menace, une attaque sans signaux reconnaissables, il pourrait répondre à la façon canine !

Vous ne le comprenez pas et lui non plus. Une seule expérience désagréable peut tout faire basculer. Votre chien perd confiance en vous, il met votre autorité de chef de meute en doute et vous désobéira, voire mordra à la prochaine occasion ! Ce qui conduit souvent à l’abandon, sauf si vous confiez votre chien à un comportementaliste qui essaiera de rattraper vos erreurs d’éducation.

Un peu d’empathie fait des miracles

Nous savons que l’intelligence du chien n’est pas la même que celle de l’homme, elle est très différente ! Et la bonne relation avec votre quatre pattes, vous devrez la construire en pensant à lui comme à un animal, pas comme à un humain.

De même, laissez votre chien s’exprimer librement sans le dominer et le contrôler sans cesse, le côté chef-de-meute-guide peut s’assouplir. Pensez que proposer une action, ce n’est pas contraindre votre chien à y souscrire. Il peut avoir envie de finir son somme avant de jouer au moment décidé par vous par exemple !

Sans le laisser libre de faire ce qui lui plaît quand il le veut bien sûr, il vous faut comprendre chaque situation et la gérer calmement, au lieu de vous énerver. Il faut bien se rappeler que gérer les conflits, ce n’est pas dominer à tout prix.

Une éducation menée avec intelligence, dans la compréhension, la cohérence, la patience et une certaine empathie avec votre chien favorisera une bonne cohabitation pendant toute sa vie !
Avez-vous des expériences réussies ? Ou difficiles ?

Racontez dans les commentaires ci-dessous !

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